Comment partir en voyage humanitaire ?

Mis à jour le par Equipe Rédaction

Saviez-vous qu’en 2017, 40% des Français et Françaises de moins de 35 ans se disaient prêts à s’engager pour effectuer des missions humanitaires à l’international ? Qui n’a jamais songé à s’engager sur cette voie au moins une fois dans sa vie ? Projet généralement avorté, bien souvent parce qu’il apparaît aux yeux de beaucoup comme inaccessible, par manque de temps ou tout simplement d’information. Pourtant, l’opportunité de partir en voyage humanitaire est ouverte à de nombreux profils. Découvrir de nouveaux horizons tout en se rendant utile, c’est possible ✈️.

Comment partir en voyage humanitaire ?
Sommaire :

Pourquoi partir en voyage humanitaire

Faire de l’humanitaire à l’étranger, c’est avoir la volonté de rencontrer des personnes en situation précaire et de crise, afin d’être solidaire avec eux : de leur apporter un soutien tant moral que technique, médical, logistique 🤝…  C’est indéniablement une formidable occasion de partager quelque chose de fort et de vrai avec les collectivités locales, de s’ouvrir à l’autre, à soi-même et de changer irrémédiablement sa vision du monde et sa perception de la vie. Cela vous amènera à vous confronter à des situations difficiles, et à chercher à aider de la manière la plus adéquate possible afin d’améliorer le quotidien et le futur de ces populations.

Que ce soit pour pallier des situations urgentes (catastrophe naturelle, guerre, pandémie…) ou dans le cadre de missions plus permanentes (alphabétisation, apprentissage de savoir-faire, médecine…), d’un projet social, écologique ou culturel, c’est grâce aux nombreux volontaires de tous horizons que ces aides peuvent exister 👫🏾.

Attention : il y a humanitaire et humanitaire

Mais d’abord, évitons les amalgames : il faut faire une distinction entre deux types d’engagements.

Le volontariat réglementé

Il s’agit de missions humanitaires rémunérées, qui regroupent les programmes subventionnés et encadrés par des directives gouvernementales ou européennes. Dans cette catégorie, on trouvera notamment :

  • le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI),
  • le Service Volontaire Européen (SVE),
  • le Service Civique à l’étranger,
  • le Congé de Solidarité Internationale (CSI),
  • le corps européen de solidarité (CES),
  • EU Aid Volunteers,
  • le Volontariat des Nations Unies (VNU),
  • le volontariat International de la Francophonie (VIF),

Ces différents programmes s’adressent chacun à certaines catégories d’âge, certains comme le VSI ou le CSI ne prévoyant pas d’âge maximum, par exemple. Ils prévoient des missions généralement sur du long terme, d’une durée minimale de 6 mois 🧳.

Des organismes agréés, associations à but non lucratif, peuvent donc proposer des places financées par ces différents programmes. Ils diffusent des offres de missions, auxquelles vous pouvez postuler comme on postulerait à un emploi ou à un stage. Les candidatures peuvent être nombreuses, et le processus sélectif… Les places sont chères, à vos lettres de motivation 📝!

À ne pas confondre avec le « volontourisme » ou le voyage solidaire

L’engouement pour l’humanitaire n’a pas échappé à certaines organisations qui proposent des séjours payants 💶. Le recrutement est donc bien moins sélectif que dans le cadre d’un volontariat réglementé, notamment en ce qui concerne vos compétences professionnelles, et cette formule offre une grande flexibilité.

Mais attention, la démarche est bien souvent commerciale, avec toutes les dérives que cela peut entraîner ⚠️. Elle se résume parfois à donner l’illusion de l’humanitaire à des touristes occidentaux en quête de sens et souhaitant s’engager pour une cause. Un marché tristement florissant !

L’effet escompté n’est donc pas toujours atteint, et l’impact sur le terrain est parfois nul, voire néfaste sur les communautés locales. Par exemple, des actes médicaux ou paramédicaux dépassant les qualifications du volontaire peuvent conduire à une mise en danger de la vie d’autrui 🩺.

Sachez également que ces programmes créent une « demande d’orphelins », qui sont parfois pourvus par des directeurs d’institutions peu scrupuleux qui en recrutent contre rémunération des familles et engagement de fournir une bonne éducation aux enfants 📚. C’est ainsi que le nombre d’orphelinats a curieusement augmenté de 60% entre 2005 et 2015 dans certaines villes du Cambodge…

Soyez donc prudent et assurez-vous de ne pas vous engager à votre insu dans cette voie !

Faut-il forcément avoir des compétences particulières pour partir en voyage humanitaire ?

Bien sûr, même s’il n’y a pas de qualification particulière pour partir en voyage humanitaire, les organismes vont avant tout rechercher des personnes qualifiées qui pourront apporter leur expertise et leur savoir-faire sur le terrain 💪. Beaucoup de volontaires auront un métier, une qualification qu’ils pourront mettre à profit. Les situations d’urgence humanitaire nécessitent par ailleurs des profils aguerris. Médecins, chirurgiens, urgentistes, sages-femmes, diplômés en langues étrangères, enseignants… Les profils sont très variés.

Il est évident que le recrutement est sélectif, ce qui peut paraître incompréhensible de votre point de vue, et amener à se questionner sur leurs véritables besoins. Mais il faut bien saisir que vous devez apporter une valeur ajoutée : l’idée n’est pas d’occasionner des frais ou un encadrement supplémentaire sans être réellement utile.

Vouloir absolument partir sans se soucier des réels besoins sur place, n’est-ce pas finalement faire preuve d’égoïsme et faire passer ses propres besoins (celui d’aider, de se sentir utile) avant ceux des communautés en difficulté que l’on projette de soutenir ? À méditer 🤔.

À qui s’adresser ? Qui contacter ?

De nombreux programmes permettent de mener à bien votre projet de voyage humanitaire, en fonction de votre profil. Certains s’adresseront aux jeunes, d’autres à des publics plus expérimentés. Vous pouvez vous rendre sur France Volontaires, où sont répertoriées de nombreuses missions de volontariat réglementé, même si ce n’est pas exhaustif.

À retenir :

Vous ressentez le besoin d’apporter de l’aide, d’être utile, mais aussi de vous découvrir vous-même, de tester vos limites, de changer un peu le monde à votre niveau... Le voyage humanitaire est peut-être pour vous 🌴.

Mais la démarche solidaire, tout à fait louable, ne doit pas se muer en une démarche plus égocentrique : si vous ne disposez pas de compétences vous permettant d’être réellement utile sur place, peut-être que votre intervention sera plus profitable en faisant don d’une somme d’argent à une association, ou avez-vous songé à faire du bénévolat près de chez vous ?

Explorer - protéger - se ressourcer
#BornToBeWild

Sources : destinationlemonde.com, aidehumanitaire.org, France-volontaires.org

Vous avez bien encore 5 minutes ? 😁 #SlowLife : 

Article proposé par Equipe Rédaction

Amoureux de la nature - Born To Be Wild

Nos articles

Comment retrouver son chemin en forêt ? 5 conseils efficaces

Quelques minutes suffisent. Pris dans l’automatisme de la marche, vous vous perdez dans vos pensées. Et quand vous refaites surface, vous vous rendez compte que vous n’êtes plus sur le bon chemin. 😱 Mais depuis combien de temps exactement ? Un quart d’heure ou plutôt une demi-heure ? Vous regardez autour de vous et ne voyez aucune trace de la piste. Seulement des arbres et encore des arbres. Si la situation peut paraître angoissante, il ne faut surtout pas paniquer. Application mobile ou indications de la nature : voici comment retrouver son chemin en forêt. 🌲

Sylvothérapie : se reconnecter à soi au contact des arbres

Les bienfaits de la nature sur notre santé physique et psychologique ne sont plus à prouver : de très nombreuses études scientifiques sont venues le confirmer. C’est sur cette vague que surfe la sylvothérapie, qui vous invite à atteindre un profond état de relaxation et de méditation au contact des arbres. Rien de tel pour réduire stress et tensions nerveuses, paraît-il. Sceptique ? Et si vous preniez un petit bain de forêt ?

5 bonnes raisons de faire un gros câlin aux arbres !

Non, nous n’allons pas essayer de vous convaincre de vous déguiser en fougère pour communier avec la nature, mais pas loin ! La sylvothérapie, vous connaissez 🌳 ? Cette discipline, qui nous vient tout droit du Japon, nous invite à se soigner au contact des arbres, en prenant pour ainsi dire un bain de forêt. Une pratique qui aurait des bienfaits insoupçonnés sur le corps et l’esprit… On a mené l’enquête pour vous : découvrez les 5 raisons de faire un câlin aux arbres !

Le chevreuil, cette merveille de la nature

Le chevreuil, du latin capreolus, est un ruminant herbivore de la famille des Cervidés. C’est en fait le plus petit d’entre eux en Europe ! Cet animal qui peuple nos forêts subjugue par sa grâce et par sa beauté. Craintif et fuyant, il peut se laisser surprendre furtivement au détour d’un sentier, et croiser son chemin est toujours un privilège. Présentation d’un magnifique représentant de notre majestueuse et riche faune sauvage 👇

Des psoques à la maison, signe d'humidité, comment s'en débarrasser ?

Dans la catégorie « petites bêtes que l’on aimerait bien éviter à la maison », on vous présente les psoques ! Ces petits insectes de quelques millimètres seulement peuvent se dissimuler un peu partout dans les habitations : dans les moulures, derrière les plinthes, sous les planchers, derrière les cloisons, les tuyaux, les gaines, ... Ils avancent à bas bruit, et lorsqu’ils deviennent visibles, ils témoignent d’une invasion déjà bien avancée. Véritables indicateurs d’humidité, en venir à bout n’est pourtant pas si compliqué. Mode d’emploi pour une maison plus saine à tout point de vue ! 👇

4 conseils pour être un peu plus écolo à la maison

Dans la vie de tous les jours, on doit parfois mettre de côté ses aspirations à plus d’écoresponsabilité. Mais face à la frénésie du monde extérieur, le chez-soi est un vrai refuge. « Chacun est maître en sa maison » comme le dit le proverbe. Une fois votre porte d’entrée fermée, il ne tient qu’à vous de transformer votre logement en ode à la vie green ! 😊 Si vous vous demandez par où commencer, voici nos 4 conseils pour être plus écologique à la maison.

La playlist nature qui fait du bien

Je fais mes cosmétiques maison ! Rencontre avec Maria Cristina

Maria Cristina, membre de l'équipe Amareo a décidé de fabriquer elle-même ses cosmétiques. Ça vous tente ? Comment trouver le temps et surtout faire ? Maria Cris' (pour les intimes), en tête-à-tête avec Emilie, nous raconte tout 😊.

Plus je m'informais, plus j’étais surprise de tous les ingrédients toxiques qui nous côtoient et plus j'avais envie de préparer moi-même mes propres produits. 

🎬 Et pour plus de vidéo, c'est par ici

Qui sommes nous?

Chaque jour, nous avons à cœur de vous montrer les merveilles de Mère Nature et de vous offrir un bol d'air frais. Nous vous donnerons également quelques conseils pour prendre soin de notre belle planète, sans injonction ni culpabilisation. 👉Pour en savoir plus sur nous.

Les pages qu'il faut suivre 

📸 Suivez-nous sur Instagram


La photo qui nous fait vibrer 


Plage de Mesquer - Regarder le soleil se coucher dans la mer... une de mes madeleines.  Chaque jour le spectacle est différent. Ce jour-là, il y a des nuages, les rayons les transpercent. Le reflet du soleil dans l'eau donne à la mer un ton unique, changeant à chaque minute. Il reste quelques traces du passage des enfants, que la mer douce mais sure efface une à une. Ecouter la mer, voir son étendue sans fin ... j'y passerais des heures

📷 By Anne-Fleur Saraux. 

Partagez vos photos sur Instagram avec le #amareochezvous. 

La citation qui nous parle