Sous-vêtements thermiques, comment bien les choisir ?

Mis à jour le par Equipe Rédaction

D’après la phrase culte de la très célèbre série Game of Thrones : « Winter is coming », et qui dit hiver, dit températures hostiles 🥶. Avant de se lancer sur les pistes de ski, sur les chemins de randonnée gelés et enneigés, ou d’enfiler ses raquettes, bref, avant d’aller pratiquer un sport de pleine nature par un froid de canard, un petit point vestimentaire s’impose. On est bien d’accord, pour profiter à fond de la pratique de vos activités outdoor, mieux vaut s’assurer un minimum de confort et ne pas se peler les fesses. Quoi de plus désagréable que de claquer des dents toute l’après-midi ? Pour cela, il est impératif de respecter la règle des 3 couches, dont la première, celle des sous-vêtements thermiques, est d’une importance capitale : puisqu’elle deviendra votre seconde peau, autant bien la choisir !

Sous-vêtements thermiques, comment bien les choisir ?
Sommaire :

C’est quoi, la règle des 3 couches ?

Le triptyque des 3 couches, c’est la base : c’est un système très efficace qui a fait ses preuves, qui consiste à s’habiller de manière optimale pour affronter des températures basses dans le cadre de vos activités outdoor telles que la randonnée, le ski, ou encore l’alpinisme ☃️. Le principe est simple :

  • La première couche est le fameux sous-vêtement thermique, ou vêtement thermo régulateur, qui est porté à même la peau.
  • La seconde, qui apporte isolation et chaleur, emprisonne l’air autour de votre corps : une polaire ou une doudoune pourront remplir ce rôle.
  • Et la 3ème, qui protège contre les éléments extérieurs, c’est-à-dire les intempéries et le vent ☔ : ce rôle pourra être rempli par une veste imperméable, avec membrane respirante de type Gore-Tex, ou softshells en l’absence de forte précipitation.

Quoi qu’’il arrive, ces 3 couches devront permettre l’évacuation de l’humidité émise par votre corps, sous forme de vapeur d’eau, sans laisser pénétrer la pluie, un véritable challenge, en particulier pour la 3ème couche… 💪et la règle des 3 - 30 - 300, vous connaissez ?

👉 « Friluftsliv », viens on va jouer dehors !

Pourquoi la première couche est-elle si importante ?

Non, le sous-vêtement thermique n’est pas un slip en moumoute. Cette première couche, invisible, est absolument essentielle. C’est aux sous-vêtements thermiques qu’incombe la responsabilité de réguler votre chaleur corporelle et d’évacuer votre transpiration au cours de votre effort 🌡️. Si cette première couche est mal choisie, elle annulera les bienfaits apportés par les couches supérieures, peu importe si vous avez fait de bons choix par ailleurs. Ce n’est donc pas parce qu’elle ne se voit pas qu’elle dit être négligée, bien au contraire.

Les qualités recherchées d’un sous-vêtement thermique

Le rôle premier du sous-vêtement thermique est de réguler la température corporelle.

  • De ce fait, cette première couche se doit d’être à la fois chaude et respirante, afin d’évacuer la transpiration, et d’éviter le coup de froid.
  • Pour votre confort, sa matière doit être élastique, afin d’être moulante tout en assurant une totale liberté de mouvement aux sportifs de tous bords. D’autant que vous n’êtes pas à l’abri de changer de morphologie d’une année sur l’autre.
  • L’absence de couture est indéniablement un plus, afin d’éviter tout frottement ou irritation désagréable.
  • Idéalement, cette première couche, en contact direct avec la peau et la transpiration, devrait être en mesure de canaliser les odeurs 🦨. C’est là que la notion de matière intervient, car toutes ne seront pas en mesure de cocher toutes les cases en fonction du contexte.

👉 Participez au défi des 1000 heures dehors !

Quelle matière privilégier ? Fibres naturelles vs/ fibres synthétiques

Votre cœur balance entre fibres naturelles et fibres synthétiques ? Elles présentent toutes deux des avantages et des inconvénients. Quoi qu’il en soit, le coton est en principe proscrit en raison de sa faible respirabilité et de sa capacité à absorber l’humidité sans la restituer.

👍 Côtes fibres naturelles, la laine, la laine merinos ou encore le bambou présentent d’indéniables qualités : ils assurent une chaleur naturelle, leur légèreté est très appréciable, de même que leur toucher. Ces matières assurent notamment une très bonne gestion des odeurs grâce à de qualités antibactériennes. Leurs qualités thermorégulatrices sont très intéressantes, et permettent d’alterner des phases actives et statiques, comme c’est le cas en randonnée ou pour le ski alpin par exemple. Même humide, la laine ne perd pas ses caractéristiques d’isolation. La laine mérinos peut emmagasiner jusqu’à 30% de son poids en eau 🐑.

👎 Néanmoins, coté praticité, ce n’est pas le top : ils sont fragiles et s’abîment facilement, leur coût est dissuasif, et ils mettent du temps à sécher, d’autant que leur entretien est délicat. Notons toutefois qu’en contrepartie, ils peuvent être utilisés plusieurs jours d’affilée sans être lavés.

Conclusion : Ces fibres sont idéales pour un usage intensif et technique.

👍 Côté synthétique, entrent dans l’arène le polyester, le polyamide, l’elasthane ou encore le polypropylène, qui sèchent plus rapidement, sont plus résistants à l’usure et coûtent moins cher. Ils présentent également une meilleure élasticité, et sont plus simples d’entretien.

👎 Néanmoins, la gestion des odeurs en pâtit, et la chaleur qu’ils apportent est moindre. Il ne faut également pas perdre de vue la pollution engendrée par le processus de fabrication de ces matières synthétiques.

Les fibres synthétiques pourront donc être privilégiées pour des activités modérées.

Désormais, le mélange des fibres synthétiques et naturelles est courant, afin de créer des hybrides de nature à piocher dans les qualités de l’une et de l’autre, et de trouver un bon compromis. Ces vêtements permettent notamment de répartir plus de laine sur les endroits du corps que l’on cherche à protéger du froid, et à l’inverse, des fibres synthétiques sur les zones susceptibles de transpirer davantage.

👉 Chaussures de randonnée, le guide pour bien les choisir

Le grammage

On entre dans la technique avec la notion de grammage, à ne pas négliger dans votre choix. Celui-ci va influer sur l’apport de chaleur et sur la respirabilité, autrement dit sur l’essence même du sous-vêtement thermique. Le choix idéal dépendra de l’activité projetée et des températures extérieures, c’est un juste milieu à trouver. Éviter le coup de froid, oui, mais sans surchauffer. Pour éviter l’effet sauna, fort désagréable, il faut se poser les bonnes questions.  

  • Pour les activités très intenses (trail, ski de fond…) et/ou en cas de température modérément froide, un faible grammage suffira.
  • Pour des activités d’intensité modérée (ski alpin ⛷️, rando d’intensité moyenne…), et/ou par temps plutôt froid, un grammage intermédiaire sera indiqué.
  • Les grammages très isolants, seront réservés aux activités très peu intenses, et/ou par temps très froid.

👉 Bâton de marche, ce que vous devez savoir pour bien le choisir

Faites la chasse aux toxiques

Le critère écologique est bien entendu d’importance dans le choix de votre première couche. Votre sous-vêtement thermique étant porté à même la peau, sa composition est particulièrement importante, les vêtements n’étant malheureusement pas exempts de produits chimiques toxiques. Il convient de privilégier notamment les produits portant la mention « PFC Free », ce qui signifie qu’il ne contient pas de produits chimiques perfluorés ou polyfluorés, des perturbateurs endocriniens reconnus, qui en plus, présentent un danger pour l’environnement 🙅‍♀️. 

Ils se dégradent en effet très lentement et peuvent s’immiscer dans la chaîne alimentaire… Méfiance : ces produits chimiques artificiels sont largement utilisés par les industriels du textile pour rendre leurs articles imperméables et antitaches.

À retenir :

La pratique d’activités et de sport de pleine nature en hiver suppose de savoir adapter sa tenue vestimentaire afin de garantir son confort. Trouver le juste milieu entre une protection efficace contre le froid et les risques de surchauffe pendant l’effort est tout un art. Il est largement admis que la règle des 3 couches permet de s’habiller de manière optimale, en fonction des circonstances, au regard notamment de l’intensité de l’effort et des températures extérieures. La première couche, c’est-à-dire celle des sous-vêtements thermiques en est la base, et leur choix ne doit pas être laissé au hasard. À la fois chaude et respirante, elle fera office de 2ème peau. En fibres naturelles, synthétiques ou mixtes, trouvez la solution qui convient à votre situation afin de profiter à fond du moment, sans grelotter.

Explorer - protéger - se ressourcer
#BornToBeWild


Sources : hardloop.fr, randonner-malin.com, barooders.com, greenpeace.fr

Retrouvez les articles sur le thème :

Article proposé par Equipe Rédaction

Amoureux de la nature - Born To Be Wild

Nos derniers articles

Randonner léger : nos astuces poids plume !

Le sac à dos du randonneur est à la fois son meilleur allié, et son pire ennemi. S’équiper pour ne pas manquer, oui, mais sans se surcharger, voilà tout l’art de bien préparer une randonnée. Et ça, ça se réfléchit en amont. Plus on part longtemps, plus on est tenté d’emporter d’affaires, et plus le poids risque de devenir un terrible fardeau… Car oui, un sac trop lourd peut littéralement gâcher votre aventure et la transformer en calvaire. Au croisement des chemins entre confort, respect de la sécurité et du budget, suivez nos astuces pour trouver le juste milieu et randonner léger !

GR 75, faites le tour de Paris à pied, vous allez adorer !

Vous pensez que les grandes randonnées ne sont pas accessibles aux citadins Parisiens ? Cet itinéraire va vous prouver le contraire. Enfilez vos chaussures de marche, on vous emmène faire le tour de Paris à pied, sur la trace du GR 75 🥾.

Reprise gratuite des pneus usagés pour les particuliers : ce qui change en 2024

577 000 tonnes de pneumatiques sont mises sur le marché chaque année en France, soit 59 millions de pneus. Ces futurs déchets, bien que n’étant pas considérés comme dangereux, n’en sont pas moins composés de produits toxiques et présentent un risque tant pour l’environnement que pour la santé publique. Bonne nouvelle : depuis le 1er janvier 2024, les particuliers peuvent déposer gratuitement leurs pneus usagers chez un distributeur, sans obligation d’achat de pneus neufs. Débriefing 👇

Quelle est la nourriture qui pollue le plus ?

Manger pollue, c’est un fait. OK, mais il faut bien manger pour vivre, sommes-nous tentés de répondre… Certes, mais cessons un instant d’enfoncer des portes ouvertes et venons-en au fait : de la même manière que côté santé, il existe la malbouffe, celle qui fait plaisir au palais, mais dont il ne faut pas abuser, certains aliments sont, plus encore que les autres, des désastres écologiques : il est possible, et même indispensable, de prendre en compte le prisme environnemental dans nos choix alimentaires afin de réduire, au quotidien, notre empreinte sur la planète. Quel est le top 10 des aliments à bannir et à limiter ? Menu de la nourriture la plus polluante au monde 🤮

Comment se débarrasser des guêpes naturellement en 10 astuces

Vous êtes confortablement installé en terrasse, vous chillez, on ne peut plus détendu, et vous vous apprêtez à partager un agréable déjeuner entre amis ou en famille, avec son lot de melons, grillades et autres réjouissances. Oui, tout aurait pu être parfait, sans elles : Bzzzzz ! Il n’est pas rare qu’une ou plusieurs guêpes s’invitent à table pour profiter elles-aussi de ces mets très appréciés, ou autour de la piscine, à la recherche d’eau pour s’hydrater... Un phénomène classique, mais TELLEMENT agaçant et potentiellement dangereux, car elles peuvent être amenées à piquer un de vos convives ou un animal de compagnie. Seulement voilà, les guêpes, comme tous les animaux, ont, elles aussi, un rôle à jouer dans les écosystèmes et la biodiversité. Votre objectif ? Les éloigner sans les tuer ni vous faire piquer. Quels sont les meilleurs répulsifs faits maison naturels pour les tenir à distance respectable de votre buffet 🐝 ?

Comment se débarrasser des poux radicalement (et naturellement) ?

Peut-être avez-vous eu la désagréable surprise de constater la présence de passagers clandestins indésirables sur vos charmantes têtes blondes, au retour d’une colo ou tout simplement en revenant de l’école : oui, les poux ont le don de s’inviter chez vous de manière insidieuse, et de s’immiscer partout ! Votre objectif est donc de vous en débarrasser au plus vite, mais sans passer par la case insecticide toxique, néfaste tant pour ces parasites voraces – bien qu’ils y soient de plus en plus résistants - que pour votre enfant, et bien sûr pour la planète 🌍… Bonne nouvelle, les méthodes naturelles ET efficaces existent. Chasser les poux sans traitement de choc chimique est à la portée de tous.

La playlist nature qui fait du bien

Nature - Peinture

Amareo

  1. Côte maritimeZen Ambiance D'eau Calme
    3:28
  2. Se délasserZen Ambiance D'eau Calme
    3:29
  3. Orage: Pluie Sur Le ToitSons De Pluie HD
    3:10
  4. Orage: Pluie ForteSons De Pluie HD
    2:55
  5. Ronronnement relaxantOasis de sommeil
    3:27
  6. La tempête tropicale à l'horizonSomnolent Jean
    1:42
  7. Pluie dans la Forêt, Pt. 01Sons de la Nature Projet France de TraxLab
    1:23
  8. Chant de cigales, Vol. 1Bruitages
    3:02
  9. Sons des rivières: Vent, ruisseauBruits naturels
    4:17
  10. Relax NaturelleChant d'Oiseaux
    2:39
  11. Bruits de feu crépitantZone de la Musique Relaxante
    3:29

Qui sommes nous?

Chaque jour, nous avons à cœur de vous montrer les merveilles de Mère Nature et de vous offrir un bol d'air frais. Nous vous donnerons également quelques conseils pour prendre soin de notre belle planète, sans injonction ni culpabilisation. 👉Pour en savoir plus sur nous.

La citation qui nous parle