Faune IDF : contribuez vous aussi à la protection des oiseaux !

Mis à jour le par Equipe Rédaction

Quand on pense à l’Île de France, c’est plutôt le béton, l’urbanisation et les pots d’échappement qui viennent à l’esprit, pas tellement la faune ni la flore… Région la plus peuplée de France avec plus de 12 millions d’habitants, c’est également la plus dense et la plus artificialisée : il est vrai que le recul des espaces naturels et des zones humides y met la biodiversité à rude épreuve. 22% du territoire de la région parisienne est urbanisé. « Seulement ? », est-on presque tenté de se dire. C’est pourtant déjà trop pour assurer la quiétude de la vie animale et végétale🌿, vous répondront les naturalistes. La région parisienne totalise à elle seule près de 20% de la population française, sur seulement 2% du territoire national. D’une manière générale, l’Île-de-France a perdu ¼ de ses oiseaux au cours des 15 dernières années, et le nombre de moineaux a chuté de 73% à Paris entre 2004 et 2017. Pour surveiller de près l’évolution des populations d’animaux sauvages de Région parisiennes, la LPO IDF et le CORIF ont développé le projet Faune-iledefrance. Zoom sur une mine d’informations au service de la biodiversité !

Faune IDF : contribuez vous aussi à la protection des oiseaux !
Sommaire :

La faune à l’épreuve de l’urbanisation

Les temps sont durs pour les oiseaux : l’Europe abriterait 421 millions d’individus de moins qu’il y a 30 ans, avec un déclin de près de 90% chez certaines espèces telles que la perdrix grise, le moineau ou l’étourneau 😱. On s’en serait douté, cette érosion dramatique de la biodiversité n’épargne pas la Région parisienne, loin s’en faut… L’agence régionale de la biodiversité tire la sonnette d’alarme quant au déclin des espèces d’animaux sauvages en région parisienne. L’étalement urbain est au banc des accusés : 1470 hectares de nature y ont été perdus chaque année sur le dernier quart de siècle. Mais également l’agriculture, et ses grandes cultures céréalières, qui, à grand renfort de pesticides, n’arrange rien. Sans parler des voies de circulation…

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Résultat : c’est la catastrophe. Du fait de ces pressions insoutenables pour le règne animal et végétal, le nombre de moineaux a chuté de 73% à Paris entre 2004 et 2017 🐦. Même dans les forêts franciliennes il ne fait plus bon vivre, du fait de réseaux routiers qui fragmentent les habitats et interdisent toute quiétude. Les animaux sont fragilisés, vulnérables, et leur population se réduit inexorablement. Les murins à oreilles échancrées et les rhinolophes, ces chauves-souris, ont vu leur population fondre comme neige au soleil, avec un taux de disparition de plus de 90% 🦇.

Pollutions de l’air, de l’eau, des sols, sonores, lumineuses… Les pressions anthropiques sont à leur comble, toutes les conditions sont réunies pour une érosion vertigineuse de la biodiversité.

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Une biodiversité francilienne qui n’a pas dit son dernier mot

Et pourtant, ont été recensés en Île de France pas moins de 228 espèces d’oiseaux, 18 000 espèces d’insectes, et 60 espèces de mammifères, ce qui n’est pas si mal au regard du nombre d’espèces observables en France. Paris intra-muros n’abrite pas moins de 60 espèces d’oiseaux nicheurs 🐣, avec certains réservoirs de biodiversités parfois insoupçonnés, comme c’est le cas du cimetière du Père-Lachaise. Si le nombre d’individus est en chute libre, la biodiversité s’accroche, ce qui signifie qu’il est encore temps d’agir.

Lapin, sanglier, blaireau, chat sauvage, fouine, cerf, chevreuil, renard, buse, hibou moyen-duc, chouette hulotte, épervier, chauve-souris… La nature fait de la résistance : contre toute attente, ça grouille de vie en Île de France !

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Faune IDF : l’outil de la LPO pour répertorier les animaux sauvages

Pour rassembler des données naturalistes sur toute l’Île-de-France, la LPO IDF et le CORIF ont développé le projet Faune-iledefrance, sous la forme d’un site collaboratif et associatif. Chaque participant peut ainsi contribuer, à son échelle, à la protection des oiseaux, des écosystèmes dont ils dépendent, de la faune et de la flore sauvage, en renseignant les données qu’il souhaite et en les partageant sur cet outil 💻.

Le site www.fauneiledefrance.org permet ainsi de saisir les données collectées et de les centraliser dans une base de données dédiée. Si au départ le projet se concentrait plus sur l’observation des oiseaux, il est ouvert à l’observation de l’ensemble de la faune francilienne. Y sont donc répertoriées les observations sur près de 400 espèces d’oiseaux, 54 de mammifères, 20 espèces de chauves-souris, 19 espèces d’amphibiens, 13 espèces de reptiles, 91 espèces de papillons diurnes (rhopalocères) et 59 espèces d’odonates (libellules et demoiselles) 💪.

Comment saisir ses observations ?

Après vous être inscrit, vous pouvez saisir et transmettre vos propres observations sur le terrain. Pour cela, rien de plus simple : il suffit de déterminer le lieu précis de votre observation en précisant le nom exact du lieu-dit concerné, aidé éventuellement du listing proposé par le site, ou directement sur la carte de la commune en sélectionnant au point jaune correspondant 📍. Cliquez sur « ajouter des observations pour ce lieu-dit » et précisez la date de la constatation.

Sélectionnez ensuite l’espèce concernée en tapant les premières lettres afin de faire apparaître le menu déroulant, précisez le nombre total d’oiseaux et ajoutez le commentaire de votre choix. Concernant le nombre d’animaux observés, 4 possibilités s’offrent à vous : la valeur exacte, si vous la connaissez, la valeur minimale, une estimation de votre part, ou la mention « non compté ». N’hésitez pas à ajouter toutes sortes d’observations, ne soyez pas avare de remarques sur le comportement observé, l’habitat, etc 🪶 …

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Le code atlas permettra d’aider au recensement des oiseaux nicheurs, en précisant le statut des animaux observés. Ainsi, la LPO pourra évaluer la progression ou la régression des espèces en question, et se fera une idée plus précise des dynamiques de populations. Les 3 statuts de reproduction vont de « nicheurs possibles » (espèces détectées pour la première fois par l’observateur sur un site, sans indice précis de nidification) à « nicheurs certains » (lorsque l’observateur peut affirmer avec certitude une nidification en cours), en passant par « nicheurs probables » (en cas d’indices de cantonnement et/ou de préparation d’une reproduction). Les observations doivent donc être les plus précises possible !

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À retenir :

La Région parisienne, malgré son important taux d’urbanisation, abrite des milliers d’espèces d’animaux sauvages, mis à mal par l’étalement urbain, l’agriculture et le morcellement des habitats. Le projet Faune-iledefrance a été développé par la LPO IDF et le CORIF afin de rassembler des données naturalistes sur toute l’Île-de-France, et de contribuer à la protection des oiseaux, des écosystèmes, de la faune et de la flore sauvage. Un formidable observatoire de l’ensemble de la faune francilienne, collaboratif et associatif, sur lequel tout un chacun peut transmettre ses propres observations !

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Sources : lemonde.fr, faunesauvage.fr, biolovision.net, reporterre.net, ecole-de-cordelle.etab.ac-lyon.fr, faune-iledefrance.org

Article proposé par Equipe Rédaction

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