Qu’apprend-on en séjour de survie ?
Si l’on peut tenir 3 semaines sans manger et 3 jours sans boire, on se porte quand même mieux avec quelque chose à se mettre sous la dent. Apprendre à faire du feu à partir de rien🔥, à construire un abri, à se nourrir à partir de ce que la nature toute nue a à vous offrir, à fabriquer des pièges pour capturer des petites proies, à reconnaître les plantes🌿, fruits et insectes comestibles, à s’orienter en pleine nature…
Des compétences qui pourraient faire la différence en milieu hostile. Une aventure qui tente de plus en plus de monde, en particulier depuis le confinement lié à la crise sanitaire. 👉 10 applications pour reconnaître les plantes en un clic 10.
Les stages proposés peuvent se décliner en de nombreux thèmes : stage spécial grand froid 🥶, survie dans les bois, stages d’orientation🧭, de navigation, stage de protection personnelle… Une chose est sûre : le mythe de Robinson Crusoé a de beaux jours devant lui.
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Les stages de survie : pour qui ?
Les pratiques survivalistes intéressent, fascinent, même, et apparaissent comme une manière de revenir à l’essentiel. Les entreprises, notamment, en sont très friandes, pour favoriser une cohésion d’équipe. Autosuffisance, autodéfense, phantasme de l’effondrement de la société… Ces stages répondent aussi à un courant idéologique en plein boom, que la pandémie a revigoré😷.
Les adeptes souhaitent également, bien souvent, à se confronter à leurs propres limites, et sont animés par une quête intérieure. Certains cherchent tout simplement à préparer une randonnée dans la montagne ou un voyage dans le désert. Il peut s’agir également de femmes souhaitant voyager seules, ou ayant été agressées lors de bivouacs en randonnées.
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Se préparer au pire
L’idée est de se préparer à une rupture de la normalité. Autrement dit, ces stages s’adressent à un public plutôt pessimiste et répond à une certaine angoisse : être paré à toute éventualité. Ainsi, en cas d’accident (véhicule, crash d’avion, naufrage en bateau…), de catastrophe naturelle (séisme, ouragan…), il s’agit d’apprendre à survivre en condition hostile.
Se reconnecter avec la nature
Mais la démarche est aussi motivée par un besoin de revenir à la nature, de s’y reconnecter, et de rompre avec son quotidien de citadin🌿. C’est aussi un retour aux sources pour beaucoup : Une véritable promesse de communion avec la nature, trop souvent perdue de vue.
Les stages de survie présentent-ils un risque ?
Un stage de survie bien encadré ne devrait pas faire courir de risque à ses participants. Néanmoins, comme en toute chose, il y a des dérives ⚠️, et c’est ainsi qu’un jeune homme a trouvé la mort en août 2020, au cours d’un stage de survie organisé dans le Morbihan, en raison d’une intoxication alimentaire.
Face à l’explosion des offres de stages, séjours, et séminaires survivalistes, une association a été créée afin d’encadrer cette nouvelle pratique au travers du respect d’une charte : la Fédération des Organismes de Survivologie.
Globalement, un vide juridique plane autour de ces nouvelles pratiques touristiques, de sorte que les participants ne peuvent même pas être certains des compétences des animateurs de ces immersions, qui s’auto-proclament expert en survie. Pas de diplôme, pas de brevet d’état… Un vide qui inquiète à juste titre.
À retenir
Ils ont le vent en poupe, en particulier depuis la pandémie du covid 19 : les stages de survie font de plus en plus d’émules. Apprendre à faire du feu, à se nourrir à partir de rien, à trouver de l’eau, à concevoir un abri… Si certains y voient l’opportunité de se préparer au pire, d’autres y trouvent une occasion de se reconnecter avec la nature dont ils se sentent déracinés. Attention, néanmoins, aux dérives, car ces immersions ne bénéficient à l’heure actuelle d’aucun cadre juridique, et à peu près n’importe qui peut s’autoproclamer grand expert en survie.
Explorer - protéger - se ressourcer #BornToBeWild
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Sources : tf1info.fr, geo.fr, lesechos.fr
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